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A l’occasion des élections municipales, la désobéissance aux règles générales se présente à Banyuls-sur-mer, où le maire UMP, Jean Rède, souhaite transmettre le flambeau à son épouse, Hélène Rède. Mais cette démarche ne comporte pas, selon les indications fournies par le maire, d’inclusion de l’Union des Démocrates et Indépendants (UDI), malgré un accord global scellé en juin 2013 par les deux formations. Cette alliance, en place à Perpignan ou encore à Céret, ne prend pas dans la ville de Maillol, où le premier magistrat a retiré leurs délégations à 5 de ses adjoints, le 31 janvier, pour cause de participations à des listes concurrentes. Pressenti dès 2013 sur la liste Rède, le producteurs de vins Dominique Roddier, délégué UDI dans la ville, est évincé du processus de constitution et se voit tenter par les candidatures des divers droite Jean-Michel Solé et André Lopez. Alors qu’à gauche, la marche forcée autour du candidat Patrick Médina a pour catalyseur l’ancien maire Roger Rull, qui ne brigue pas de mandat malgré la tentation de sa popularité, la candidate Hélène Rède attend son investiture UMP. Cette étiquette officielle, octroyée à son époux, n’est évidemment pas transmissible par voie matrimoniale.

François Calvet, confronté au bon choix

Pour le sénateur François Calvet, président de l’UMP des Pyrénées-Orientales, le défi est celui du bon choix, dans le souvenir de l’erreur des municipales de 2009 à Saint-Cyprien. Le candidat Thierry del Poso, écarté d’une primaire UMP, avait remporté la victoire finale après avoir forcé le respect du parti, qui avait choisi la candidature de Claudette Guiraud. Dix ans plus tôt, les élections européennes de 1999 avaient vu le candidat RPR Nicolas Sarkozy dépassé par le duo Charles Pasqua-Philippe de Villiers. A Perpignan, l’élection de 1993 avait également vu gagner la liste centriste de Jean-Paul Alduy contre le RPR Claude Barate, et à gauche, aux législatives de 2007, le socialiste non-investi Pierre Aylagas avait dépassé le candidat officiel Olivier Ferrand, dans la quatrième circonscription des Pyrénées-Orientales, qui inclut Banyuls-sur-mer. Dans ces eaux troubles, l’UMP catalane est forcée de choisir la bonne pioche, face à une dispersion des voix de droite et une nécessaire candidature de consensus.

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