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L’annonce d’une nouvelle carte régionale française, formulée le 14 janvier par François Hollande, fait réagir différemment les principaux acteurs politiques du Pays Catalan, comme Christian Bourquin, le président de la Région Languedoc-Roussillon. Ressortissant des Pyrénées-Orientales et implicitement numéro 1 du Parti Socialiste dans ce territoire, le secrétaire de la section perpignanaise du parti gouvernemental craint que le sol ne se dérobe sous ses pieds suite à un démembrement de l’entité régionale. Celle-ci obéit à des logiques territoriales disparates, illustrées par le département du Gard, qui répond à des logiques démographiques et économiques provençales, aux antipodes des Pyrénées-Orientales, aux premières loges européennes, en porosité croissante avec la Catalogne du Sud et l’Espagne. Si, en 2012, une bipolarité du Languedoc-Roussillon était réfutée par le Front National et le Parti Socialiste, Christian Bourquin confirme sa position en 2014, en déclarant individuellement mais au pluriel, au sujet d’une modification : « ici, on n’est pas preneurs ». En contraste, le sénateur UMP François Calvet, numéro 1 de son parti dans les Pyrénées-Orientales, se déclare « très favorable » à un changement, selon les Journaux du Midi du 17 janvier. Souhaitant que l’axe Perpignan-Font-Romeu rejoigne la Région Midi-Pyrénées et le phare toulousain, M. Calvet estime que ce rattachement transformerait le Roussillon en façade maritime du Languedoc, dont Toulouse est d’ailleurs la capitale historique.

Un référendum permettrait de trancher

Le débat ouvert par le Président de la République induit la suppression de sept régions sur les 22 que compte la France métropolitaine, selon le critère de la pertinence territoriale, en lien avec la productivité et l’attractivité. Dotée de 2,67 millions d’habitants rares à connaître la liste de ses 5 départements, la Région Languedoc-Roussillon ferait voter ses administrés, par référendum, si un changement était souhaité par l’Etat.

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