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Dans le cadre de sa campagne pour l’élection présidentielle, ce dimanche 9 janvier, la présidente du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, a effectué un déplacement en Pays Catalan pour revenir sur ses fondamentaux. Arrivée samedi soir à Perpignan après un passage Béziers, puis Carcassonne, la candidate est venue parler d’immigration illégale en Roussillon. Pour exprimer ses idées sur le sujet, elle s’est rendue au poste de la Police aux frontières (PAF) française du Perthus, sur l’autoroute A9. Accompagnée de Louis Aliot, maire de Perpignan, et de Catherine Pujol, députée de la deuxième circonscription des Pyrénées-Orientales, elle a eu l’occasion de converser avec les agents et de constater une évidence pour les habitants du territoire : “Nous voilà à ce qui devrait être la frontière, qui ne l’est plus ».

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Cette présence a permis à Marine Le Pen de fustiger une augmentation « dramatique » du nombre d’interpellations de clandestins en territoire français, par les Pyrénées-Orientales, évalué à 13 000 en 2021. La députée du Pas-de-Calais a critiqué la politique de l’Etat : « Les moyens qui sont mis à disposition de notre police et de notre gendarmerie pour protéger les frontières ne sont pas des moyens qui sont suffisants ». Ultérieurement, à Cerbère aussi, elle a pu constater que l’Union européenne reste une réalité. L’ex-présidente du RN s’est enfin déplacée au Centre de Rétention Administrative (CRA) de Rivesaltes, où séjournent les étrangers en attente d’expulsion.

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Une visite qui évite les maux du territoire

Cette tournée des anciennes frontières franco-espagnoles était vouée à porter le message électoral de la candidate, qui a résumé son propos à l’immigration étrangère mais n’a pas évoqué les difficultés économiques, culturelles et même environnementales du territoire, en lien étroit avec son évolution démographique. En amont de cette visite, Louis Aliot avouait sans détours qu’il s‘agissait, au fond, d’utiliser le territoire comme un plateau de télévision : « L’enjeu de ce déplacement est de placer la campagne sur des thèmes locaux, de proximité », indiquait le vice-président du RN. 

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