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Le résultat imprévu des élections catalanes du 25 novembre, conclues par la perte de 12 sièges sur les 62 dont disposait la majorité nationaliste de centre-droit de Convergence et Union (CiU), est suivi d’une entente salvatrice pour le président catalan, Artur Mas. Le 28 novembre, à l’issue de trois jours de débats contradictoires au sein de CiU, ce parti s’est accordé avec la Gauche Républicaine de Catalogne (ERC), de centre-gauche et indépendantiste. Le président de cette formation, Oriol Junqueras, fort de 21 députés sur une assemblée parlementaire qui en comprend 135, a accepté le principe d’un appui, nécessaire à l’investiture de M. Mas et à l’approbation des budgets 2013. Mais ce soutien s’accompagnera d’un rôle d’opposition incarné par ERC. Cette configuration étonnante relie deux formations politiques souverainistes, mais opposées dans les méthodes anti-crise. Cet équilibre induira une « opposition responsable » qui garantira une « stabilité parlementaire », selon M. Junqueras, qui a promis un partenariat « loyal ».

Référendum sur l’indépendance « dans les quatre ans venir »

En accord avec sa campagne menée sous le slogan « La volonté d’un peuple », Artur Mas a adressé un courrier à l’ensemble des adhérents de la coalition CiU, le 28 novembre, leur assurant de la tenue d’une consultation sur la constitution d’un Etat catalan « dans les quatre ans à venir ». L’artisan du processus actuel y affirme que la proportion de députés favorables à l’indépendance, au sein du Parlement de Catalogne, à Barcelone, a « plus de force que jamais ». Malgré un affaiblissement de CiU, qui reste dominant au sein de la chambre catalane, le scrutin du 25 novembre aura été l’occasion d’une ventilation des dynamiques indépendantistes sur le spectre droite-gauche.

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