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Dans son message institutionnel diffusé ce 30 décembre par radio, télévision et sur Internet, le président catalan, Artur Mas, a abordé la complexité de l’échiquier politique de Catalogne. En effet, les élections catalanes du 27 septembre n’ont pas encore été suivies de son investiture. Le premier artisan politique du processus vers l’indépendance de la Catalogne, président du parti Convergence Démocratique de Catalogne (CDC), a insisté sur le «droit à décider et introduit le «devoir de décider». Cette notion conduirait à responsabiliser les citoyens de Catalogne d’une nécessité de déblocage politique, face à un gouvernement espagnol sourd aux demandes de référendum sur la question de l’indépendance. Artur Mas a souligné l’attractivité économique renforcée de la Catalogne, le talent de ses chercheurs, la qualité des formations liées à l’emploi réel et sa volonté de construire un «grand pays». Mais l’essentiel de son message a visé le blocage politique.

Un scénario débloqué le 3 janvier
Arrivée en tête le 27 septembre, la coalition majoritaire Junts pel Sí (ensemble pour le oui à l’indépendance), dont Artur Mas était le leader implicite, tarde à recevoir le soutien du parti anticapitaliste et indépendantiste Candidatures d’Unité Populaire (CUP). Cette formation reprochant à A. Mas ses politiques d’austérité budgétaire se déterminera le 3 janvier sur sa stratégie, selon un communiqué transmis ce même 30 décembre. Ses 10 députés élus au Parlement catalan s’abstiendront lors de l’investiture d’Artur Mas, ou seules deux d’entre eux approuveront cette démarche, en se bouchant le nez, afin d’ouvrir la voie vers un processus de prise de souveraineté catalane.
Voeux 2016 du président catalan, Artur Mas

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