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Le Parlement de Catalogne a réélu Artur Mas dans sa fonction de Président le 21 décembre, avec 71 voix issues des 50 élus de son parti, Convergence et Union (CiU), ajoutées aux 21 suffrages de la Gauche Républicaine de Catalogne ERC). Cette investiture, fruit d’un « accord total« de stabilité parlementaire signé le 19 décembre entre les deux formations, a comporté les 63 voix contre du Partido Popular (PP), du Parti Socialiste de Catalogne (PSC), d’Initiative pour la Catalogne-Les Verts (ICV), de Citoyens et des Candidatures d’Unité Populaire (CUP). Cette opposition, qui ne constitue pas de bloc faute en raison de larges divergences, a exprimé ses griefs envers le projet présidentiel, fondé sur une politique souverainiste conjuguée à un effort dans le domaine social. Les débats d’investiture des 20 et 21 décembre ont permis à Artur Mas de détailler un projet voué à favoriser le « bien-être des Catalans », malgré une économie de 2 milliards d’euros sur la dépense publique catalane pour la seule année 2013.

Légalité du référendum sur l’indépendance

La formule d’organisation légale d’un référendum sur la création d’un Etat catalan, évoqué depuis plusieurs mois, a largement centré les parlementations du 21 décembre au sein de la chambre. A cette occasion, le président élu a signalé à plusieurs reprises aux députés du PP, parti droitier à la tête de l’Etat espagnol, que la Constitution espagnole n’est pas, de son avis, un « mur infranchissable ». Il a notamment cité l’exemple du mariage homosexuel, légalisé en Espagne bien que la Constitution « nie ostensiblement cette possibilité ». La prise de fonctions d’Artur Mas, le 24 décembre, sera suivie de la constitution d’un nouveau cabinet présidentiel et d’une nouvelle équipe de ministres-conseiller, présentés le 27 décembre. Le maire de Figueres, Santi Vila, est très fortement pressenti pour intégrer cette nouvelle équipe, probablement au travers d’un portefeuille social.

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