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Afin d’éclaircir le calendrier politique et donner des garanties sur les lendemains de la consultation sur l’indépendance de la Catalogne prévue en 2014, le président de le Generalitat de Catalogne, Artur Mas, dévoile ses intentions. Lors d’une réunion du Secrétariat permanent de son parti, Convergence Démocratique de Catalogne (CDC), qui se tenait le 22 avril à Barcelone, le premier défenseur du processus vers la souveraineté a fait communiquer sa stratégie. Il sera candidat, pour la cinquième fois, aux élections prévues en 2016 dans la Communauté autonome de Catalogne, pour mettre fin aux spéculations variées sur son avenir, qu’il souhaite distinguer du destin offert au processus vers la souveraineté.

Une Europe inquiète et une « séquence de guerre » avec Madrid

Cette candidature a été rendue publique en l’absence d’Artur Mas, qui s’entretenait à Bruxelles avec les commissaires européens Androulla Vassiliou, chargée de l’Education Cecilia Malmström, responsable des affaires intérieures et Günter Oettinger, en charge de l’Energie. Ce déplacement, qui a comporté un déjeuner avec le ministre-président des Flandres belges, Kris Peeters, s’est inscrit dans une stratégie de recherche de soutiens au processus catalan. Il a occasionné une affirmation du président catalan, selon lequel l’Union européenne « voit l’indépendance avec une certaine inquiétude ». M. Mas, qui affirmait « ne pas écarter l’idée d’organiser des réunions discrètes » à Bruxelles, appuie l’idée d’établir une « normalité » dans les relations entretenues entre son gouvernement et les autorités communautaires. Cependant, dès le lendemain, il estimait voir venir une « séquence de guerre, de sale jeu » avec l’Etat espagnol face à l’approche de la consultation de l’année prochaine.