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Le processus d’éventuel changement institutionnel sud-catalan est officiellement sorti du cadre espagnol, le 7 novembre, par le biais d’une conférence de presse prononcée à Bruxelles par le président du gouvernement catalan, Artur Mas. Cette intervention en anglais, intitulée « Destination : l’avenir de Catalogne dans l’Union européenne », tenue au centre de débats « Friends of Europe », a permis à M. Mas de défendre un renforcement du droit de décision catalan dans le cadre européen, c’est à dire une prise de liberté envers l’Espagne. Face à 150 représentants d’institutions communautaires, délégués des ambassades européennes et journalistes de la presse internationale, le leader du souverainisme catalan a souhaité octroyer à son territoire une stature d’Etat. Pour ce faire, il a déclaré « tout comme les Etats ne peuvent freiner la construction européenne, ils ne peuvent contrer la volonté des nations sans Etat qui expriment pacifiquement leur souhait de devenir des acteurs propres dans ce processus de construction ».

La Catalogne, comparée au Danemark et à la Finlande

Tout en avouant que l’urgence actuelle à l’échelle européenne est la sortie de la crise, Artur Mas s’est montré favorable à un renforcement du schéma supranational du continent, qui induirait une réduction des compétences détenues par les États. A titre comparatif, le président de la Generalitat de Catalogne a appuyé l’idée selon laquelle un Etat catalan serait à mettre en parallèle à d’autres « nations semblables » comme le Danemark ou Finlande. Il a également souhaité rappeler les « racines européennes de la Catalogne » avant de lancer un appel en allusion à une possible sortie de l’Espagne : « l’Europe ne doit pas nous lâcher ». A moins de 20 jours des élections sud-Catalanes convoquées par Artur Mas, cette intervention a suscité une présence de journalistes aussi importante que celle qu’avait attirée Nicolas Sarkozy, au même endroit, en 2006.

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