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Sur les hauteurs des Pyrénées-Orientales, la région de la Cerdagne se prête naturellement à la réalisation d’infrastructures européennes, c’est-à-dire internationales, ou encore franco-espagnoles, destinées à servir une population de 30.000 habitants. Le fer de lance des projets communs entre la partie haute de la Cerdagne, en territoire français, et la partie basse, en territoire espagnol, est l’Hôpital Transfrontalier de Puigcerdà. Cet établissement, qui ouvrira ses portes dans huit mois à l’issue de péripéties administratives, cristallise une nécessité de coopération, propre au XXIe siècle, tout en renvoyant aux réalités du XVIIe.

Sur ce schéma, tout un catalogue de chantier peuvent être envisagés, sur les exemples d’un imposant spa, en cours de réalisation dans la commune de Llívia, et d’un abattoir, annoncé depuis près de 20 ans. Ce projet, dont la première pierre a été posée le 8 août en présence du préfet de Perpignan, Jean-François Delage, a pour vocation de remplacer les structures actuellement en place, selon des normes d’un autre temps, dans les communes de Bourg-Madame, Puigcerdà et Bellver de Cerdanya. Situé à Ur, en territoire français, il sera parfaitement transfrontalier, coûtera 3,6 millions d’euros partiellement financés par l’Union Européenne, et pourra traiter jusqu’à 900 tonnes de viande par an. Cette réalisation existera administrativement sous la forme d’un Groupement Européen de Coopération Transfrontalière (GECT), structure que s’économise le secteur privé. Ainsi, la société McDonald’s France semble étudier l’éventualité de s’installer en Cerdagne, possiblement en territoire français, pour servir en particulier la partie urbaine du territoire, situé à Puigcerdà, en territoire espagnol.

Le domaine transfrontalier est également présent autour du spa de Llívia, où un golf est à l’étude, avec l’aval de la municipalité, dirigée par la coalition de centre-droit Convergence et Union. Elle prévoit de consulter la population dans les prochains mois, afin d’évaluer l’assentiment populaire envers un site qui attirerait immanquablement les amateurs de l’ensemble du territoire, autochtones, ou touristes. Le Plan d’Ordonnance Urbaine Municipale, équivalent d’un Plan Local d’Urbanisme français, devrait être débloqué à cet effet. Ce projet devrait concurrencer le golf de Puigcerdà, inauguré il y a plus de 80 ans.

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