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Le maire de Perpignan, présent à Paris en raison d’activités liées à son mandat se sénateur des Pyrénées-Orientales, a répondu en fin de matinée au magazine Le Point sur l’annulation de l’élection municipale de mars 2008. Le premier magistrat évoque une « décision très dure » tout en affirmant avoir la conscience tranquille, considérant n’avoir « pas triché » et être « victime d’un président de bureau de vote irresponsable », Georges Garcia, dans les chaussettes duquel 7 bulletins de vote comportant les noms de Jean-Paul Alduy, UMP, et Jacqueline Amiel-Donat, gauche-Modem, avaient été retrouvés lors de la soirée de dépouille du second tour de l’élection, le 16 mars dernier. Au sein de la majorité municipale perpignanaise, les avis, ce matin, n’étaient cependant pas tous favorables à cet appel, avant qu’il ne soit prononcé par le maire, qui affirme souhaiter « évidemment » faire appel devant le conseil d’État car « on me vole la victoire ». Cette stratégie supposée gagnante pour Jean-Paul Alduy semble être un coup de poker, l’organisation d’élections dans de brefs délais à Perpignan pouvant lui être favorable, à la faveur d’une désorganisation de l’opposition lézardée au cours de l’été. Le maire de Perpignan donnera une conférence de presse cet après-midi à 17h, salle Arago de la mairie de Perpignan.

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