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L’affaire Frêche peut scinder le Parti Socialiste des Pyrénées-Orientales en deux pôles, plus au moins fictifs, autour de Jacqueline Amiel-Donat et Christian Bourquin. Ce dernier, partisan de suivre M. Frêche jusqu’au bout, est passible d’une éjection du PS si son bureau national le décide, ce mardi. Vendredi, M. Bourquin a dénoncé avec vigueur une « polémique orchestrée » autour de la « tronche pas catholique » de Laurent Fabius, ainsi dépeinte par Georges Frêche. Conscient de jouer gros, le président du Conseil Général des Pyrénées-Orientales a accusé le PS de « basses manœuvres », de « complot » et même de « chasse à l’homme ». Sous 48 heures, son parti devrait donc lancer le maire de Montpellier, Hélène Madroux, en lieu et place de M. Frêche, bien que cette candidature « ne repose sur rien », selon le premier des socialistes territoriaux. Celui-ci pourrait alors affronter son ancienne amie Jacqueline Amiel-Donat, chef de file du PS à la mairie de Perpignan, proche de Mme Mandroux. Pour sa part, Mme Amiel-Donat, qui considère que M. Frêche « doit prendre sa retraite », pourrait incarner un PS orthodoxe, face à un groupement d’expulsés. Ainsi, en cas de répétition de l’Histoire, M. Bourquin, ancien maire de la ville de Millas, fonderait un « Parti Socialiste Catalan », comme l’on fait certains de ses prédécesseurs, en 1986 à Millas, en opposition à une décision centralisée.

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