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En conséquence du cumul des mandats, la mort de Georges Frêche aura une répercussion sur le Conseil Général des Pyrénées-Orientales. Son président, également vice-président régional, Christian Bourquin, étant amené, à présider l’institution régionale par pure mathématique socialiste, dès le 10 novembre, son siège à Perpignan sera vacant, selon la loi. Les candidats potentiels à la succession du futur homme fort de la Région Languedoc-Roussillon sont au nombre de 7 selon les estimations les plus larges. Si la fidélité de Pierre Aylagas, Michel Moly, René Olive et Jean-Jacques Lopez, respectivement maires d’Argelès, Collioure, Thuir et Salses, pourrait trouver une récompense, la fraîcheur de l’image et la voie d’un renouvellement pourrait favoriser le maire de Saint-Jean-pla-de-corts, Robert Garrabé, devenu en moins de 10 ans une personnalité de référence de la partie Sud du territoire. Détenteur d’une mémoire socialiste et inscrit dans de nouveaux réseaux, en contraste avec Henri Sicre, ancien dépositaire du PS dans le secteur, mais peu ami de M. Bourquin, le candidat potentiel Garrabé fait figure de favori. Mais deux figures émergentes du parti, conseillères générales de Perpignan encore noyées dans l’anonymat urbain, font aussi partie des candidats pressentis. Celles-ci, Hermeline Malherbe et Ségolène Neuville, très proches de Christian Bourquin, pourraient illustrer un renouveau confié aux « Nouveaux Catalans », selon le concept lancé par l’actuel président, sur le modèle imaginé par M. Frêche, largement appuyé sur les arrivants pour lancer « Montpellier la surdouée ». Ces deux personnalités discrètes, voire génériques, correspondent entièrement aux critères déployés par M. Frêche, reproduits par M. Bourquin, dans le sens d’une maîtrise du territoire confiée à des relais fidèles, littéralement « inventés » et modelés par leur aîné. Par ailleurs, la stratégie de carrière de Christian Bourquin, qui visait encore il y a quelques jours les élections sénatoriales de 2011, pourrait être stoppée net. Cependant, sa succession à la tête du Conseil Général de Perpignan prendra prochainement un caractère relatif, parallèle à la prépondérance promise à Perpignan-Méditerranée Communauté d’Agglomération.

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