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Le Barcelonais d’origine Manuel Valls, qui a refusé à Nicolas Sarkozy de faire partie de son gouvernement, en 2007, a reçu ce mardi, à Perpignan, les félicitations discrètes de l’UMP. Dans un communiqué d’analyse du mouvement de grève observé par une partie des enseignants des Pyrénées-Orientales, les Jeunes Populaires 66 ont salué le « gel des dépenses dans l’Education Nationale », jugé « indispensable » par le candidat catalan à la primaire socialiste. Le 12 septembre, s’est en effet déclaré convaincu de la nécessité d’une « véritable réforme de l’Education nationale« , car « notre réponse ne peut pas être la dépense publique ». De l’avis de François Lietta, responsable départemental de la branche jeune du parti présidentiel, les « meneurs de grève » ont fait preuve d’une certaine « irresponsabilité », car ils « passent à côté des enjeux profonds de la réforme de l’Ecole ».

À l’issue d’une journée de grève qui a mobilisé entre 700 et 1000 personnes, notamment rassemblées au pied du Castillet, ce mardi à Perpignan, M. Lietta a profité de l’occasion pour juger un « comportement clientéliste et irresponsable de la part de François Hollande », qui s’est prononcé précédemment pour le « gel des dépenses (…) tout comme Manuel Valls ». La stratégie socialiste, résumée en une « hypocrisie de la gauche » par l’auteur, a centré l’ensemble du message, sans aucune portée territoriale. La grogne exprimée ce mardi concernait le projet de suppression de 14.000 postes d’enseignants en 2012, à l’échelle nationale. Mais pour le Pays Catalan, les syndicats protestaient aussi contre la suppression effective de 22 postes et la fermeture de 34 classes, lors d’une rencontre qui a comporté 600 élèves supplémentaires dans le second degré d’enseignement.

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