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Mercredi s’est déroulée à Perpignan la visite de trois émissaires parisiens du Parti Socialiste, dans le cadre de la régularisation des affaires du parti dans les Pyrénées-Orientales. A l’origine, fin janvier dernier, le bureau national du parti de Martine Aubry a exclu 59 grands soutiens à Georges Frêche, lui-même écarté du PS dès janvier 2007, parmi lesquels le secrétaire fédéral Jacques Cresta, le président du Conseil Général des Pyrénées-Orientales et conseiller régional du Roussillon, Christian Bourquin. Inclus dans une mission « Dialogue et rénovation », ce séjour, qui n’a duré que trois heures, a permis une rencontre entre le PS officiel, incarné par Jacqueline Amiel-Donat, élue d’opposition à Perpignan. Mais plusieurs fidèles de MM. Cresta et Bourquin restés membres du secrétariat fédéral ont également été écoutés. La prochaine réintégration des exclus en Pays Catalan, qui détiennent les leviers et les codes socialistes du territoire, ne fait aucun doute. Celle-ci interviendra en juilllet, mais le PS version Aubry, approuvé jusqu’en 2009 par la fédération catalane, a été désavoué dès le lendemain, jeudi, à Perpignan, par 61 % de refus interne au projet de rénovation du parti. Le pouvoir exercé sur le parti venant de l’extérieur, la réintégration préparée par Paris devrait devenir urgente.

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