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Les signaux idéologiques envoyés par le Mouvement Démocrate des Pyrénées-Orientales, à l’occasion de la rentrée, scolaire et sociale, tentent de s’éloigner des classiques de la saison. Sa responsable par intérim, Christine Espert, annonce un « affrontement social via la réforme des retraites » et perçoit des « tensions dans l’éducation nationale » tout comme une inquiétude quant à l’avenir du Collège Camus de Perpignan et du Lycée Déodat de Séverac de Céret. Dans un communiqué en date de vendredi, la numéro un du parti évoque aussi des « difficultés des petites entreprises ». Mais elle se risque surtout à rappeler des chiffres territoriaux régulièrement oubliés par les appareils majoritaires, notamment les 20 % de personnes vivant sous le seuil de pauvreté en Pays Catalan, contre 13 % en France, ou encore les 39 % de travailleurs précaires du territoire, pour une moyenne hexagonale de 33 %. La rentrée à la façon centriste s’illustre aussi, quitte à voler la vedette aux sujets des grèves de ce début de semaine, par le rappel de la proportion de 15 % de « logements inconfortables » dans les Pyrénées Orientales. Le Modem, qui souhaite s’investir dans le concret, doit cependant faire face à la rareté de ses élus et à la lisibilité de son message, à l’image des stratégies déroutantes de son président, François Bayrou. Depuis Perpignan, il entend « reconquérir nos territoires ».

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