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La Clau
A Perpignan, Codognès dénonce un soutien « ambigu » du PS à Frêche
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Le tollé déclenché par Georges Frêche suite à une allusion aux origines juives de l’ancien premier ministre français Laurent Fabius embarrasse comme jamais le Parti Socialiste, l’accumulation des discriminations prononcées par le président du Languedoc-Roussillon approchant le trop-plein. Les Harkis, les musulmanes voilées, les Catalans, les Perpignanais « esclaves » et les Noirs ont déjà été visés par le candidat aux régionales lors de la décennie 2000, mais cette « phrase de trop », selon Claude Bartolone, membre de la direction du parti, a des conséquences majeures. Martine Aubry, secrétaire générale de l’ancien parti de M. Frêche, qui en reste le maître en Languedoc-Roussillon, et, par ricochet, en Pays Catalan, annonce la couleur : « la nouvelle indignité dont s’est rendu coupable » le Languedocien justifie son éviction. Hélène Mandroux, maire de Montpellier, ancienne amie de M. Frêche, sera ainsi proposée comme nouvelle candidate PS en Languedoc-Roussillon au bureau national du parti. Ce jeudi soir, le chef du groupe municipal Union pour Perpignan et conseiller Général des Pyrénées-Orientales, Jean Codognès, dénonce un soutien « ambigu » apporté par le PS parisien à M. Frêche, qu’il juge auteur de « pratiques clientélistes » et de « vassalisation » des élus socialistes catalans.

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