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Un total de 945 parmi les 947 mairies sud-catalanes ont nommé leurs maires ce samedi, pour les quatre années années à venir, après trois semaines de négociations. Ces tractations traditionnelles en Espagne, parfois intenses, ont permis de définir les majorités des conseils municipaux, dans des configurations variées. Sur ce principe, la coalition de centre-droit et nationaliste catalane, Convergence et Union (CiU), victorieuse des élections municipales du 22 mai, a dû composer des accords avec les autres forces politiques, comme le Parti Socialiste de Catalogne (PSC) et le très droitier Partido Popular (PP). Cependant, les mairies de Barcelone et de Girone, tous deux remportées par CiU, ne seront constituées que le 1er juillet, car le PP dans la capitale catalane, et les indépendantistes d’Esquerra Republicana de la Catalogne (ERC), à Girona, ont présenté des recours au Tribunal Supérieur de Justice de Catalogne (TSJC).

Parmi les singularités de cette prise de fonctions figure la ville de Badalona, située à 2 km au nord de Barcelone, désormais menée par un candidat du Partido Popular, Xavier García Albiol, qui devient le premier maire membre du PP d’une ville sud-Catalane importante, qui affiche en l’occurrence 220.000 habitants. A Lleida, dès les 22 mai s’est dégagée une majorité absolue autour du maire socialiste sortant, Àndel Ros. En revanche, à Tarragona, jusqu’au dernier moment, CiU et le PP ont imaginé leur alliance, afin de prendre la place du maire socialiste, Josep Fèlix Ballesteros. Au Vendrell, au nord de Tarragona, CiU et le PSC ont fini par trouver une gouvernance municipale, par conséquent droite-gauche. En tout, CiU dirige 30 des 42 capitales de cantons sud-catalanes, tandis que le Parti Socialiste de Catalogne n’en pilote que 7.

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