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La section perpignanaise du Parti Socialiste, qui comporte 162 inscrits et élisait ce 28 juin au soir son candidat pour les élections municipales de mars 2014, a choisi Jacques Cresta. Le député, vice-président de la Région Languedoc-Roussillon et premier secrétaire fédéral du parti dans les Pyrénées-Orientales a obtenu 90 voix sur 102, lors de ce scrutin donnant 4 voix à la candidate malgré elle Jacqueline Amiel-Donat, et 8 bulletins nuls. L’absence de cette dernière, tête de liste aux élections municipales de 2008 et 2009, a illustré cette drôle d’élection. En effet, l’agrégée de droit refuse l’anticipation locale sur le calendrier national, qui prévoit cette primaire le 10 octobre. Elle s’en est ouverte plusieurs fois depuis le mois d’avril, notamment dans une lettre ouverte à Christian Bourquin, président régional et chef de la section PS de Perpignan.

L’élection est-elle valable ?

Mme Amiel-Donat s’est exprimée une nouvelle fois sur ce procédé dans un communiqué « d’urgence » transmis par son secrétariat le 27 juin. La chef de file du groupe de 8 élus « Nouvelle union avec la gauche » y rappelle son absence physique le jour du vote -en raison d’un déplacement privé à Saint Petersbourg – et estime que Christian Bourquin, ostensiblement à la manoeuvre, a « poussé la mascarade (…) en présentant lui-même devant les militants » sa « candidature » et son « programme (?) », sans même « l’avoir interrogée ». Cet étrange épisode comportera des suites, car Mme Amiel-Donat a appelé les militants à s’opposer au « diktat des actuels dirigeants du PS 66 » et à boycotter cette « farce méprisante ». Celle qui souhaite être candidate, mais sous une forme régulière, espère obtenir un arbitrage de la « Commission Nationale des Conflits » dans les prochains mois.

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