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Près de 6000 manifestants, selon des sources concordantes, se sont donné rendez-vous ce mardi dans le centre-ville de Perpignan, à l’appel des syndicats CGT, CFDT, FO, FSU, UNSA et Solidaires, autour d’une liste nationalement préétablie de revendications. Au départ de la place de Catalogne, en milieu de matinée, le cortège a rassemblé une majorité d’employés de la fonction publique, nationale et territoire, dont bon nombre d’enseignants, employés de La Poste et du Conseil Général des Pyrénées-Orientales. Comme à l’accoutumée depuis plusieurs décennies en Roussillon, la présence de personnels d’entreprises privées s’est avérée minoritaire, au regard de la faiblesse du tissu économique productif territorial. Parfois scandées par des manifestants à la nonchalance signalée par des lunettes de soleil, les revendications ont porté sur le pouvoir d’achat, les retraites, l’emploi durable, et, plus généralement, la remise en cause de la politique de Nicolas Sarkozy. En France, les manifestations de ce mardi, organisées seulement deux jours après un second tour des élections régionales quasi-exclusivement favorable à la gauche, et le lendemain d’un remaniement ministériel, ont rassemblé 800.000 manifestants selon la CGT et 380.000 selon la police, dans un message généralement axé sur les retraites et l’emploi.

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