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Après l’arrivée de deux premiers autocars, en début de mois, un nouveau convoi en provenance d’Ukraine est attendu ce mardi 29 mars à Perpignan. Organisée à l’initiative de la mairie dirigée par le maire Louis Aliot (Rassemblement national), cette nouvelle opération concerne 54 réfugiés ukrainiens, en provenance de la ville d’Odessa. Elle concerne principalement des femmes et leurs enfants, les hommes valides restant au pays afin de prendre part aux combats contre l’armée russe.

Prise en charge immédiate dans des familles

Après 113 ressortissants du pays en guerre arrivés dans la capitale du Roussillon le 7 mars, cette nouvelle étape de solidarité prend son départ dès ce week-end, avec le départ d’un convoi, sous l’organisation de l’association Cataladon. Un car appartenant à l’entreprise Vectalia, chargé de vivres, doit rejoindre la ville d’Isaccea, sans la région roumaine de Dobroudja, proche de la frontière avec l’Ukraine. Là, un point de rendez-vous doit permettre de prendre en charge les 54 personnes, dont la liste a été fixée par la Direction des relations internationales d’Odessa. Ces réfugiés, attendus en fin de matinée, seront d’abord reçus au parc des sports de Perpignan, dans le quartier du Moulin à Vent, à l’identique de leurs prédécesseurs. Une prise en charge médico-psychologique est prévue, avant leur accueil durable, dans la journée, au sein de plusieurs familles du Pays Catalan, principalement du Roussillon.

Un défi d’intégration à l’échelle européenne

A l’issue d’un premier mois de conflit, 3,7 millions de personnes ont fui l’Ukraine après l’invasion de l’armée russe, selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Cet afflux de population, inédit depuis la Seconde Guerre mondiale, constitue un défi d’intégration pour l’Europe et l’Union européenne. Les femmes, enfants et personnes âgées qui ont tout quitté, en train, en voiture ou même à pied, rejoignent principalement leur voisin polonais, tandis que l’UE a engagé pour eux le statut de « protection temporaire ». Cette aide valable pendant un an, prolongeable deux ans maximum, octroie un droit de résidence, un accès à l’éducation et à l’aide sociale. La protection temporaire en cours permet aussi aux réfugiés ukrainiens de trouver immédiatement un emploi au sein de l’Union. Selon Grégory Verdugo, associé à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), la “proximité culturelle” des Ukrainiens avec les autres nations européennes doit “faciliter leur intégration”. Un autre enjeu est la répartition géographique de ces nouvelles populations, car, en cas d’accueil de façon disproportionnée sur la seule Pologne, des difficultés peuvent se faire jour.

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