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Les élections catalanes du dimanche 25 novembre, consacrées à asseoir le gouvernement autonome catalan dirigé par Artur Mas sur un socle idéologique désormais indépendantiste, sont à la source d’une mobilisation journalistique étrangère exceptionnelle. Ce scrutin, adressé à un corps électoral de 5,4 millions de personnes, suscite une progression de 45 % des demandes de vote par correspondance par rapport aux élections précédentes, tenues en novembre 2010. Mais surtout, la teneur indépendantiste du débat public sud-catalan et espagnol, en moindre mesure européen, attire une communauté professionnelle venue de l’ensemble des capitales européennes, mais encore des Etats-Unis et d’Iran. Au total, 100 journalistes étrangers se sont signalés au Parlement de Catalogne, à Barcelone, diffuseur des résultats, en direct, sur une application pour smartphones dédiée.

Des rédacteurs déjà sensibilisés à la cause catalane

Parmi ces observateurs, le correspondant de la Radio Nationale Tchèque, David Cubeck, venu d’un pays issu de l’ancienne Tchécoslovaquie, disparue en 1992, affirmait le 24 novembre sur Télévision de Catalogne que « les Tchèques savent qu’il existe une nation à l’intérieur de l’Espagne ». Dans une identification différente, Alexandra Shasha, représentante de Radio Canada, en empathie avec la Catalogne par analogie avec le Québec, croyait percevoir une « myopie » de Madrid sur l’actualité géopolitique. Pour sa part, la déléguée de la chaîne leader Russia 1, Irina Degai, en regard à l’éclatement de l’URSS, en 1991, affirmait : « la plupart des Russes connaissent mieux Barcelone que Madrid » et précisait que ses compatriotes séjournant « en Espagne », c’est-à-dire à Barcelone ou sur la Costa Daurada, seraient confrontés au fait que « peut-être, cela va changer ».

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