Langue

Le bulletin d’informations des élus FN de Perpignan de janvier 2009 lance : « Les officines discrètes (anciens Renseignements généraux – ndlr) qui sondent les Perpignanais en sont désormais convaincues, une liste d’ouverture menée par Louis Aliot recueillerait aujourd’hui plus de 20 % des suffrages ». Ce pronostic, en cas de nouvelles élections municipales est sans doute exagéré, mais son annonce témoigne d’une réalité dans une hypothétique élection déjà très disputée : avec deux listes à gauche, respectivement menées par Jacqueline Amiel-Donat et Jean Codognès, et peut-être deux listes à droite, celle du maire actuel Jean-Paul Alduy et une autre possible portée par le revenant Claude Barate, le score d’un Front National, toujours fort dans la ville, risque d’être déterminant. D’où une certaine droitisation de l’action et du discours de la majorité municipale actuelle et la mise en avant de son adjoint à la sécurité Pierre Parrat, membre du MPF de Philippe De Villiers, pour siphoner les voix frontistes. Dans un contexte de grogne sociale, le glissement général vers la droite pourrait favoriser la liste Amiel-Donat, seule capable d’aller chercher les voix de gauche, pour peu qu’elle réussisse à tracer une voie au centre. En tout cas, ce jeu d’échecs à quatre risque d’être passionnant.

Partager

Icona de pantalla completa