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100% des voix pour Jean Vila lors du scrutin surréaliste de Cabestany
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La drôle d’élection municipale de Cabestany, organisée ce dimanche, a octroyé logiquement 100% des voix au maire sortant, Jean Vila, qui se présentait sans liste adverse. Le candidat communiste, qui entendait jauger l’impopularité d’une « intégration forcée » à Perpignan-Méditerranée Communauté d’Agglomération (PMCA), est mandaté par ses administrés à prolonger sa présence à la tête de la ville, débutée il y a 33 ans. Au-delà de ce score sans nom, M. Vila devrait cependant assister à l’intégration crainte, qui offrira à terme à Cabestany un rôle de pièce maîtresse au sein de l’aire urbaine du Roussillon. Dans une déclaration publique, le 30 septembre, il affirmait cependant sa volonté d’user de « tous les recours juridiques existants ». Figurant parmi les derniers maires communistes du Pays Catalan, M.Vila figurait seul à ce scrutin, en vertu du retrait stratégique de l’opposition UMP, le 6 octobre. Dans un épisode surprenant de sa brève campagne, le « maire résistant » a reçu jeudi le soutien du Front National, qui a loué son action de défense de l’échelle municipale, tout en désignant une « injuste décentralisation » incarnée par PMCA. Lors de la dernière élection municipale régulière, en 2008, la liste de Jean Vila avait obtenu un résultat de 71,22%. Celle-ci a comporté 7% de bulletins blancs ou nuls et une participation de 48,2%, deux données qui manifestent un désintérêt de la plupart des citoyens concernés. En 2002, un refus d’intégration à PMCA avait été exprimé par 89% des Cabestanyencs, lors d’un référendum.