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Sous l’intitulé « Le tueur de la gare de Perpignan », l’émission « Faites entrer l’accusé » diffuse une nouvelle fois un reportage consacré à l’affaire criminelle à plusieurs volets imputés à Jacques Rançon. Cette diffusion est prévue ce dimanche 5 décembre à 21h05 sur RMC Story, chaîne accessible gratuitement sur le canal 23 de la TNT et sur les box. Les journalistes Rachid M’Barki et Dominique Rizet proposent au public de (re)découvrir leur enquête liée à l’affaire que l’on a aussi nommé comme celle des « disparues de Perpignan ».

Il vivait dans le quartier du Vernet

Jacques Rançon, tueur en série originaire d’Amiens, a échappé à la Police Judiciaire de Perpignan pendant 17 ans. Son lieu d’action était notamment le quartier de la gare à Perpignan, en réalité les abords de l’ancien Café Figueres, à la jonction entre les rues Courteline et Henri Ribère. Ses cibles étaient « les jeunes et jolies brunes, à gros seins », indique le reportage. Ces jeunes femmes ont été tuées et dépecées avec une telle dextérité que les enquêteurs ont fait fausse route pendant plusieurs années. Sur la piste d’un chirurgien ou d’un boucher fou, ils se sont rendus à l’évidence que le portrait qu’ils avaient imaginé était éloogné de la réalité. En effet, l’assassin était un ancien cariste-magasinier, qui vivait dans un foyer du quartier du moyen-Vernet de Perpignan. Il n’avait pas quitté la ville, malgré la forte médiatisation entourant la disparition et la découverte des corps de Marie-Hélène Gonzalez, Tatiana Andújar, Fatima Idrahou, Mokhtaria Chaïb, enlevées, violées et assassinées entre 1995 et 2001. Parmi ces victimes du pire, seul le corps de la dernière n’a jamais été retrouvé.

Jacques Rançon s’est avéré être aussi l’assassin d’une informaticienne de 20 ans, Isabelle Mesnage, dont la dépouille a été retrouvée à Cachy, dans le département d’origine du criminel multirécidiviste. Des mutilations comparables à celles subies par ses victimes en Pays Catalan ont permis d’effectuer un recoupement rapide entre ces faits, intervenus dès 1986. L’assassin hors normes a été condamné à perpétuité avec 22 ans de sûreté en 2018, après avoir été notamment confondu grâce aux progrès des analyses génétiques. Aujourd’hui âgé de 61 ans, il a commis sa première agression sexuelle à l’âge de 16 ans.

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