POLITIQUE

Le PS se dégonfle sur le cas Frêche pour les régionales

Le PC et Les Verts refusent catégoriquement de soutenir le sulfureux président

Georges Frêche, président de la région Languedoc-Roussillon depuis 2004
Georges Frêche, président de la région Languedoc-Roussillon depuis 2004
Ce mardi, le Bureau National du Parti Socialiste, à Paris, a définitivement tranché le cas « Frêche » pour les prochaines élections régionales en Languedoc-Roussillon, en décidant de ne pas lui donner l'investiture officielle mais en ne désignant pas de liste alternative, après que l'ancien maire de Montpellier ait obtenu un vote à parfum stalinien des sections socialistes de la région, à hauteur de 80 à 90% en sa faveur. Résolument encombrant pour son parti d'origine, Georges Frêche est auteur de nombreux dérapages, au sujet du nombre d'hommes noirs de l'équipe de France de football, traitant les Harkis de "sous-hommes" ou les Catalans de "cons", étrangement, dans ce dernier cas, sans aucune poursuite judiciaire. Il reste cependant le maître absolu du PS régional et de ses réseaux. Malgré une exclusion cosmétique en 2007, le poids des fédérations a pesé sur les récentes élections à la tête du PS. M. Frêche a reçu d’ailleurs le soutien de l’eurodéputé socialiste Vincent Peillon et du président du Mouvement Démocrate, François Bayrou. Seule ombre au tableau de sa probable réélection, les traditionnels alliés de gauche, communistes et écologistes, refusent un quelconque soutien, au premier comme au second tour.