POLITIQUE

Georges Frêche, attaqué en justice à Perpignan pour "apologie de crime de guerre"

Le président du Languedoc-Roussillon aurait parlé de "villégiature" pour les prisonniers des nazis

Discours de Georges Frêche © Flickr
Discours de Georges Frêche © Flickr
Le président de la région Languedoc-Roussillon, à moitié réhabilité, ce mardi, par le Parti Socialiste, dans le cadre des élections régionales de mars 2010, en a été exclu en 2007 pour avoir considéré trop important le nombre de Noirs présents au sein de l'équipe de France de football. Un nouvel avatar de la série des petites phrases maladroites, voire assassines, arrive dans l'actualité, après un  dépôt de plainte pour "apologie de crime de guerre", déposée ce mercredi à Perpignan, par un habitant des Pyrénées-Orientales. Selon le procureur de la République territorial, Jean-Pierre Dreno, cette action en justice, portée par le fils d’un ancien prisonnier de guerre, concerne une phrase dont M. Frêche est l'auteur présumé. L'homme à poigne du Languedoc aurait lâché, dans le cadre d'une cérémonie organisée le 28 septembre à Villefranche-de-Conflent, "Les Allemands ont fait deux millions de prisonniers partis en villégiature s’occuper des Gretchen, pendant que leurs maris étaient en peine sur le front russe". Cette phrase provocante, directement entendue par Thierry Taurinya, conseiller municipal de Perpignan, concerne les prisonniers français du régime nazi.