ECONOMIE

Charge associative contre le conseiller général Michel Moly

Le conseiller général Michel Moly, président du Conseil portuaire de Port-Vendres / DR
Le conseiller général Michel Moly, président du Conseil portuaire de Port-Vendres / DR
La stratégie de développement du port de Port-Vendres échoit à un Conseil portuaire présidé par le conseiller général sortant Michel Moly. Candidat aux élections départementales, l'élu fait l'objet d'une information auprès de la préfecture des Pyrénées-Orientales, au regard d'un certain amateurisme.
Le port de Port-Vendres, dont la stratégie de développement est confiée à un Conseil portuaire présidé par le conseiller général sortant Michel Moly, est dans le viseur citoyen. Ce vendredi 27 février, la fédération d'associations écologistes FRENE 66 et l'entité Collectif de la Côte Vermeille nous faisaient savoir qu'elles vont saisir la préfète des Pyrénées-Orientales, Josiane Chevalier, au sujet d'une "nébuleuse financière". Ces deux structures estiment par communiqué que la gouvernance portuaire est le "trou noir" du Pays Catalan. Selon elles, depuis 15 ans "personne n’a jamais pu avoir la moindre idée des comptes d’exploitation du port alors que les textes en font l’obligation" tandis que le "nombre et le montant des contrats d’études est le secret le mieux gardé du département".

36 millions d'euros annoncés, jamais obtenus

Le pilotage du port de Port-Vendres, abandonné par la Chambre de Commerce et d'Industrie de Perpignan, laisse le Conseil général seul aux commandes. Il s'agit d'une "faillite du port départemental", d 'après les associations, pour lesquelles la stratégie "tout commerce" a coûté "45 millions d'euros aux contribuables alors que le port reste à reconstruire". Michel Moly, ancien maire de Collioure et candidat à sa propre successions au conseil départemental, est supposé avoir tenu des "propos mensongers" en annonçant en 2014 de grands engagements financiers, jusqu'à 36 millions d'euros, en cours d'obtention auprès de l'Union européenne, l'Etat et la Région Languedoc-Roussillon. L'énergie, le lobbying et le savoir-faire nécessaires en matière de captation de fonds ont visiblement manqué et M. Moly avouait en janvier 2015 "il n’y plus de subvention à attendre de l’Etat et il existe aucun engagement de la Région ni de l’Europe", rapportent les associations. L'année dernière, le Conseil Général aurait "encore réservé une enveloppe de 5 millions d’euros d’études sur le quai", qui serait le "plus étudié du monde". En pleine campagne électorale, cette charge ouvre un débat argumentaire sur le canton de la Côte Vermeille.