ECONOMIE

Le journal l'Echo du Roussillon cesse de paraître

Le dernier-né des journaux papier français n'a pas surmonté sa fragilité économique

Le dernier  numéro de l'Echo du Roussillon, publié mardi 23 septembre 2014 © L'Echo du Roussillon
Le dernier numéro de l'Echo du Roussillon, publié mardi 23 septembre 2014 © L'Echo du Roussillon
Après 168 numéros publiés depuis février dernier, le journal L'Echo du Roussillon, concurrent direct du quotidien L'Indépendant de Perpignan, cesse de paraître. Cette publication dynamique n'a pas pu surmonter sa fragilité économique, mais elle a démontré sa pertinence éditoriale.
Le quotidien L'Echo du Roussillon, édité à Perpignan depuis le 20 février 2014, a cessé de paraître ce mercredi 24 septembre. Cette publication dynamique avait été lancée par l'ancien directeur administratif et financier du quotidien L'Indépendant, Pierre Ginabat. A sa naissance, cette publication était annoncée comme une nouveauté d'exception dans le panorama général de la Presse Quotidienne Régionale française, car elle reposait sur le format papier. A l'heure de la baisse des ventes quasi-généralisée, parallèle à la prise d'importance du web, L'Echo du Roussillon aura tenté de proposer une alternative. Les difficultés inhérentes à sa distribution et la fragilité de ses finances auront eu raison de ce journal, dont l'approche économique a eu le temps de constituer une réelle différence face aux titres existants.

Cette publication à 0,50 euro l'unité a tenté vainement un nouveau modèle, fondé sur une équipe de 10 journalistes majoritairement extérieurs au Pays Catalan, et une implantation physique à l'écart du centre-ville de Perpignan, Chemin de la Fauceille, à proximité de Tecnosud. A sa naissance, Pierre Ginabat défendait un quotidien "qui veut mettre en avant l'économie", en insistant sur "ce qui réussit plutôt que d'être systématiquement dans la dénonciation ou la critique".