SOCIÉTÉ

Critique aux corridas payées par le contribuable en Pays Catalan

Mobilisation des opposants, dimanche 10 août à Millas

DR
DR
La fédération des anti-corrida "Flac 66" manifeste depuis de nombreuses années contre les événements estivaux de Millas et Céret, dans les Pyrénées-Orientales. Cette année, elle dénonce une nouvelle fois la cruauté envers les animaux, mais argumente aussi sur le fait que la corrida de Millas, déficitaire selon elle, est à la charge des contribuables, car financée par la mairie, le Conseil général des Pyrénées-Orientales et la Région Languedoc-Roussillon.
Parmi les deux férias des Pyrénées-Orientales, l'événement de Millas, prévu de jeudi 7 août à dimanche 10 août, mobilise la Fédération des Luttes pour l'Abolition des Corridas (Flac). Sa délégation en Pays Catalan convoque ses sympathisants à occuper la rue, le dernier jour de la fête, depuis le rond-point du matador, situé à l'entrée de la ville, côté Perpignan. La corrida du jour, lors de laquelle "six jeunes taureaux seront massacrés par des toréros sans expérience", selon la Flac 66, se déroulera aux arènes de Millas. La fédération croit savoir que l'assistance sera limitée à "peu de spectateurs, dont plusieurs ayant bénéficié de places gratuites". Elle avance l'idée d'une passion taurine en baisse, maintenue artificiellement par la mairie de Millas, le Conseil général des Pyrénées-Orientales et le Conseil régional du Languedoc-Roussillon. Mais elle ne se risque pas à souligner que ces trois pourvoyeurs de subventions publiques sont ou ont été dirigés par Christian Bourquin. En revanche, elle se plaît à communiquer, ses prises de position au sujet de la corrida, dont une émise en 2013 : "la démocratie, en France, consiste à tolérer et à accepter". Le collectif d'opposants, pour lequel "avec si peu de spectateurs, une corrida ne peut être que lourdement déficitaire", dénonce un financement à la charge des contribuables, qu'il voit "majoritairement hostiles aux spectacles torturomachiques".