SOCIÉTÉ

La SNCF évite proprement le débat sur le Train Jaune

L'autorité ferroviaire a gardé le silence, lors d'un débat organisé vendredi à Perpignan

Le Train jaune de Conflent et Cerdagne © SVW
Le Train jaune de Conflent et Cerdagne © SVW
Le Train Jaune de Conflent et Cerdagne a justifié une réunion technique et revendicative, vendredi 25 avril à Perpignan. Parmi les présents, le représentant de la SNCF a gardé le silence, tandis que la parole syndicale avançait ses arguments. Le silence de la société ferroviaire, seul décisionnaire, est lourd de sens.
L'avenir du Train Jaune des régions de Conflent et Cerdagne a occasionné un débat public, vendredi 25 avril au Palais des congrès de Perpignan. Ce rendez-vous organisé par le Comité d'Entreprise Régional des cheminots du Languedoc-Roussillon a comporté la présence d'un cadre de la SNCF, qui s'est gardé d'intervenir. Ce silence du seul et unique décisionnaire sur le sujet est déploré par le secrétaire général du syndicat CGT des Pyrénées-Orientales, Julien Berthélémy. Selon lui, depuis "toujours", la SNCF a "limité les investissements nécessaires sur le Train Jaune et n’a cessé de vouloir  fermer la ligne". La discrétion de son représentant illustre, selon lui, une "culpabilité" sur la "situation catastrophique" du train. Lors de la réunion, le vice-président de la Région Languedoc-Roussillon chargé des Transports, Jean-Claude Gayssot, a défendu une formule de train à 1 euro pour les résidents de la ligne.

Dans les jours prochains, un "comité de ligne" sera créé et une table ronde permanente réunira le Conseil régional du Languedoc-Roussillon, Réseau Ferré de France (RFF) ainsi que des associations d'usagers et de défense du Train Jaune. La SNCF devrait rejoindre cette structure, mais l'aveu d'un manque de financement, dans une France soumise à la réduction de ses déficits publics, tarde à se faire jour.

"Le train Jaune d'abord", chanson de soutien, par les chanteurs du dépôt SNCF de Béziers, avril 2014.