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POLITIQUE

La Catalogne votera sur l'indépendance le 9 novembre 2014

En cas de victoire du oui, les Pyrénées-Orientales ne seraient plus voisins de l'Espagne

Artur Mas, le président du gouvernement catalan, entouré des leaders d'Initiative pour la Catalogne-Les Verts, Joan Herrera, et de la Gauche Républicaine de Catalogne, Oriol Junqueras, Barcelone, 12 décembre 2013 © Agència Catalana de Notícies
Artur Mas, le président du gouvernement catalan, entouré des leaders d'Initiative pour la Catalogne-Les Verts, Joan Herrera, et de la Gauche Républicaine de Catalogne, Oriol Junqueras, Barcelone, 12 décembre 2013 © Agència Catalana de Notícies
Après plusieurs mois d'hésitations, le gouvernement catalan, dirigé par le centriste Artur Mas, a annoncé le 12 décembre la date de la consultation sur la souveraineté du territoire. Cet événement inédit, réprouvé par l'Etat espagnol, est programmé le 9 novembre 2014, journée année anniversaire des 25 ans de la chute du mur de Berlin.
Le président du gouvernement autonome de Catalogne, Artur Mas, a procédé le 12 décembre 2013 à l'annonce officielle de la date et de la question liée posée à la population du territoire, au sujet de son avenir politique. Le référendum sur la souveraineté catalane se déroulera le 9 novembre 2014, autour de non pas une, mais deux question. La première sera "Souhaitez-vous que la Catalogne devienne un Etat" et la seconde, en cas de réponse positive à la première, sera : "Souhaitez-vous que cet Etat soit indépendant ?". Le choix de la date et la formule soumise aux électeurs sont le fruit d'une longue concertation menée en compagnie des formations politiques favorables à une telle échéance, Convergence et Union, coalition de centre-droit dirigée par M. Mas, la Gauche Républicaine de Catalogne (ERC), Initiative pour la Catalogne-Les Verts et les Candidatures d'Unité Populaire (CUP). Cette annonce fait suite à une Déclaration de souveraineté prononcée le 23 janvier par le Parlement de Catalogne, rompue par l'Etat espagnol mais révélatrice d'une majorité politique parlementaire, pour l'indépendance. En effet, 85 voix sur 135 se sont alors prononcées pour une prise de liberté de la chambre, qui siège à Barcelone. 

Gauche et droite espagnoles refusent le référendum

Si l'organisation de la consultation sur le statut politique de la Catalogne est acquise, l'Espagne politique en refuse le principe, à l'instar du chef de l'opposition socialiste, Alfredo Pérez Rubalcaba, pour lequel "M. Mas est en train de conduire la Catalogne dans une impasse". Pour sa part, le premier ministre Mariano Rajoy, du très droitier Parti Populaire, a réitéré, le 12 même décembre, son refus absolu de l'échéance, tandis que le ministre espagnol de la Justice, Alberto Ruiz-Gallardón Jiménez, certifiait que le référendum "n'aurait pas lieu" , car la Constitution espagnole l'interdit. L'année 2014 devrait ainsi susciter une tension certaine entre Barcelone et Madrid, autour de la légalité d'une question à laquelle 54,7% des sud-Catalans réserveraient une réponse positive, selon un sondage publié le 11 novembre par le Centre d'Etudes d'Opinion du gouvernement catalan. Cette même étude précise que les partisans d'une Espagne fédérale représentent 21,3%, pour 22,1% d'adversaires à tout changement.