POLITIQUE

Martin Schulz reconnaît un "problème" en Catalogne

Le président du Parlement européen était à Barcelone, ce 31 octobre

Martin Schulz, président du Parlement européen El president de l'Eurocambra, Martin Schulz © Représentation du Parlement européen à Barcelone
Martin Schulz, président du Parlement européen El president de l'Eurocambra, Martin Schulz © Représentation du Parlement européen à Barcelone
Stopper le conflit politique qui oppose la Catalogne à l'Etat espagnol n'est pas l'affaire de l'Union européenne, mais de l'Espagne, selon le président du Parlement européen, qui donnait une conférence ce 31 octobre à Barcelone. Martin Schulz, qui n'hésite pas à évoquer un "problème", estime que les élections européennes de mai 2014 ne doivent pas être utilisées en Catalogne comme référendum sur l'indépendance.
Le président du Partement européen, Martin Schulz, en conférence ce jeudi 31 octobre à Barcelone, s'est avoué impuissant face à la situation politique catalane, en assurant que l'Union européenne "ne résoudra pas le problème" du territoire. Selon son analyse, mettre fin aux tensions fiscales, économiques et linguistiques opposant Barcelone à Madrid impose une "solution à trouver au sein même du pays et non à l'échelle européenne". M. Shulz s'est préalablement entretenu avec le président du gouvernement catalan, Artur Mas, au sujet du référendum sur l'indépendance, probablement organisé le 11 septembre 2014. Lors de son intervention publique, il a fait allusion indirectement à cette échéance en avertissant de la "tentation d'utiliser" les élections européennes comme consultation référendaire.

Une candidature unique CDC-ERC aux européennes de 2014 ?

Dès le mois de mai, Convergence Démocratique de Catalogne (CDC) , parti majoritaire de la coalition CiU, au pouvoir en Catalogne du Sud, proposait à son partenaire gouvernemental, la Gauche Républicaine de Catalogne, une candidature unitaire indépendantiste aux élections européennes. L'échéance de mai 2014 pourrait comporter la présence, sur la liste, de l'ancien entraîneur du Football Club Barcelone, Pep Guardiola. La réaction de Martin Schultz face à cette éventualité générale, encore en discussion à Barcelone, l'incitait à déclarer "Ce qui se passera en Catalogne n'est pas une décision que l'on puisse prendre depuis Bruxelles". Le président européen s'est aussi exprimé sur l'organisation territoriale espagnole, en estimant que le modèle fédéral d'inspiration allemande défendu par le Parti Socialiste Espagnol est un "très intéressant". Amateur reconnu de littérature catalane, il a affirmé "comprendre la culture et l'histoire, mais aussi les sentiments individuels et collectifs" des Catalans.