POLITIQUE

Perpignan 2020 revendique Jules Pams

Un élu des Pyrénées-Orientales, candidat à la présidentielle de 1913

Le Roussillonnais Jules Pams, ancien ministre et candidat à l'élection présidentielle de 1913 / DR
Le Roussillonnais Jules Pams, ancien ministre et candidat à l'élection présidentielle de 1913 / DR
En balayant la période 1913-2013, le club Perpignan 2020 tente d'analyser le présent économique des Pyrénées-Orientales et d'en envisager l'avenir. Dans un communiqué intitulé "Qu'avons-nous manqué ?", la composante centriste de la future liste du maire sortant de Perpignan, Jean-Marc Pujol, aux municipales de 2014, décrit la dégradation économique du Pays Catalan, 100 ans après la candidature du Port-Vendrais Jules Pams à la présidence de la République.
En marge des postures ponctuelles qui résument la politique des Pyrénées-Orientales, l'histoire économique du territoire vaut une analyse au club Perpignan 2020. La composante centriste de la future liste du maire sortant, Jean-Marc Pujol, aux municipales de 2014, cite dans un communiqué du 24 septembre plusieurs exemples de réussites venant  à démontrer que le tourisme, au départ un "moyen de subsistance", cache des activités productives. La société Firebots de Saint-Cyprien, en "confiance directe avec Google", le constructeur de portails "leader français" KSM d'Argelès-sur-mer, côtoient les boissons Milles, connues depuis 1928, les chocolats Cémoi et l'épopée des apéritifs de Thuir, dont "36 millions de bouteilles de Byrrh" ont été vendues dans le monde en 1935 "sans Internet ni lignes aériennes".

La qualité des élus, liée au succès économique

Pour appuyer son argumentaire selon lequel une "envie économique se renouvelle", le cercle de réflexion de l'avocat Romain Grau évoque un "malicieux manque d’habitude au succès, introduit au siècle dernier". Il impute une partie des déboires économiques du Pays Catalan à la psychologie et au manque de confiance en soi, qu'il confronte à la figure de Jules Pams. Dans une configuration inimaginable de nos jours, ce radical Catalan "ami de Georges Clemenceau"  a en effet réussi sa candidature à l'élection présidentielle de 1913, un fait historique rappelé par Perpignan 2020 à l'occasion de son centenaire. Les évolutions vécues depuis, alors que "l’Etat n’est que Communication", appelleraient des "solutions territoriales", car le repère fourni par l'année 1913 signale une "puissante histoire économique", selon le club, qui relie la santé économique des Pyrénées-Orientales au poids national de leurs élus.