POLITIQUE

Perpignan 2020 vise l'extrême centre politique

Le club de réflexion de Romain Grau réclame la fermeté sur les campements illégaux

Romain Grau, président du club Perpignan 2020 © Didier Rosquellas
Romain Grau, président du club Perpignan 2020 © Didier Rosquellas
Les campements de gens du voyage installés depuis juin en Roussillon font réagir le club Perpignan 2020, composante centriste de la liste du maire UMP de Perpignan, Jean-Marc Pujol, aux élections municipales de 2014. Pour le club de réflexion présidé par l'avocat Romain Grau, les séjours illégaux sur des terrains privés exigent des mesures fermes, indépendamment de la tolérance culturelle.
Après avoir pris position, ces dernières semaines, sur le Bus à 1 euro développé par le Conseil général des Pyrénées-Orientales, sur l'échec du projet de ligne TGV Perpignan-Montpellier et sur les caméras-piétons qui équiperaient la police municipale de Perpignan, le club Perpignan 2020 opine sur les campements illégaux. Ces rassemblements signalés le 25 juin dans les communes de Corneilla-del-Vercol, Montescot et Théza, en plaine du Roussillon, font dire au club présidé par l'avocat Romain Grau que "l'angélisme socialiste est coupable". Dans un communiqué, la composante de la future liste du maire sortant de Perpignan, Jean-Marc Pujol, décrit la "présence massive de gens du voyage", illustrée par "200 caravanes hébergeant un millier de personnes".

Compréhension d'autrui et fermeté

Ce séjour, illégal sur des terrains privés, a démontré la passivité des autorités, selon le club, qui avertit, en s'inclinant sur sa gauche, que cette situation "n’est pas liée au droit des familles itinérantes à vivre leur culture". En revanche, la "tolérance inconsidérée"  manifestée à l'égard de la population en campement révèlerait une "crainte gouvernementale d’une accusation de discrimination". Perpignan 2020 tend aussi vers la droite, en "condamnant un angélisme coupable" et en citant un "laxisme" du gouvernement de Jean-marc Ayrault.