ECONOMIE

Le TGV Perpignan-Barcelone, reporté à l'automne

Rencontre des ministères des Transports français et espagnol

Un TGV français en gare de Figueres-Vilafant, 2012 © Jordi Assens
Un TGV français en gare de Figueres-Vilafant, 2012 © Jordi Assens
Quand circulera le premier TGV Perpignan-Barcelone ? Cette liaison ferroviaire est sujette à un nombre de reports de calendrier phénoménal, dont le dernier, dévoilé le 25 avril, concerne la fin de l'année 2013. Des raisons techniques sont invoquées, mais les certitudes sur ce dossier européen restent impossibles.
1992, 2009, printemps 2011, automne 2012, printemps puis été 2013... les échéances concernant la mise en service de a Ligne à Grande Vitesse Perpignan-Barcelone sont associées à un calendrier hésitant. La dernière période suggérée, fin mars dernier, concernait le 26 mai 2013, mais un nouveau report se présente. En effet, dans son édition du 25 avril, le journal barcelonais El Periódico de Catalunya révèle la tenue, le 22 ou le 23 avril, d'une réunion technique entre les "équipes" déléguées par l'Etat français et l'Estat espagnol. Ce rendez-vous, dont on ignore le lieu, a été l'occasion de repousser l'ouverture de la ligne Paris-Madrid "au moins jusqu'à l'automne". Le quotidien sud-catalan cite une information qu'il estime "optimiste", dans le cadre d'une inauguration "en septembre", mais en avance une autre, attribuée à des sources "réalistes", se portant sur "novembre".

"Pas de date connue", selon le responsable de la grande vitesse en Catalogne

Le silence absolu des ministères des Transports, autant en France qu'en Espagne, sur ce sujet devenu lassant, ne contribue pas à éclaircir les horizons, mais les problématiques techniques que nous évoquions le 15 avril se confirment. Interrogé sur le report, Fèlix Martín, responsable de la grande vitesse en Catalogne, pour le compte de la société ferroviaire espagnole Renfe, indiquait sans détours, le 26 avril : "il n'y a pas de date". Celle-ci doit être obligatoirement fixée par les "techniciens", mais le délégué avouait ignorer "comment pourront être résolus les problèmes techniques".