SOCIÉTÉ

La mairie de La Jonquera veut fermer le Paradise

Au lendemain d'une tentative d'attentat qui écorne l'image de la commune

Sònia Martínez, mairesse de La Jonquera © Empordà TV
Sònia Martínez, mairesse de La Jonquera © Empordà TV
300 personnes ont été évacuées de la plus grande maison close d'Europe, le "Paradise" de la Jonquera, dans la nuit du 22 au 23 décembre, car un véhicule piégé avait été abandonné sur les lieux. Cette publicité déplorable invite la mairesse de la Jonquera, Sònia Martínez, à demander la fermeture définitive de cet établissement.
La maison de passe "Paradise" de La Jonquera, qui fait, particulièrement en France, la renommée négative de cette commune de la région de l'Alt Empordà, a fait l'objet d'une sérieuse tentative d'attentat à la bombe, le 23 décembre. La police catalane, les Mossos d'Esquadra, a localisé un kilo de dynamite à l'intérieur d'un véhicule abandonné à proximité de cette maison close à clientèle majoritairement française. Déjà, le 13 décembre, deux engins explosifs artisanaux avaient été lancés à l'intérieur de cet établissement, causant des dégâts à l'intérieur de toilettes. En réaction à ce dernier fait, vraisemblablement orchestré par une mafia de la prostitution, la mairie de la Jonquera a fait savoir le 24 décembre en soirée sa volonté d'agir pour fermer "définitivement" ce bordel, le plus grand d'Europe, où oeuvrent 200 professionnelles du sexe. La mairesse, Sònia Martínez, membre de la coalition de centre-droit Convergence et Union (CiU), a annoncé l'engagement des "actions nécessaires" pour éliminer cet établissement au volume démesuré, présent dans l'actualité après son évacuation, dans la nuit du dimanche 22 décembre.

Le Paradise, associé à l'insécurité

Pour Mme Martínez, selon laquelle ces épisodes "portent gravement atteinte à l'image de la localité", les habitants "en avons assez de revendiquer ce qui devient évident aujourd'hui : ce type d'établissements ne suscite que des problèmes en matière de sécurité pour la commune". A l'issue des fêtes de Noël, la mairesse s'entretiendra avec le ministère-département de l'Intérieur du gouvernement catalan pour étudier les mesures à déployer pour fermer cette maison close, réprouvée dès l'origine par une majorité d'habitants de la commune.