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POLITIQUE

Harcèlement sexuel : le président de la Députation de Girona se retire

Jaume Torramadé, dans les turbulences de la vindicte populaire

Jaume Torramadé, président de la Députation de Girona © CatalunyaPress
Jaume Torramadé, président de la Députation de Girona © CatalunyaPress
Sous la pression sociale et médiatique consécutives d'une accusation de harcèlement sexuel, le président démocrate chrétien de la Députation de Girona, Jaume Torramadé, se met en retrait. Cette personnalité très respectée dans la province de Girona fait face à une plainte pour attouchements sexuels présumés déposée par l'une de ses secrétaires.
La Députation de Girona, institution au service des 221 communes de la province du même nom, n'a plus vraiment de président depuis le 10 décembre. Dans la soirée, Jaume Torramadé, sous le coup d'un dépôt de plainte pour harcèlement sexuel, a en effet annoncé son retrait temporaire. En fonctions depuis juin 2011, ce démocrate chrétien membre de la formation Union Démocratique de Catalogne (UDC), partenaire de la coalition CiU au pouvoir en Catalogne, conserve son poste de maire de la ville de Salt, dans l'agglomération de Girona. Mais il souhaite garder une "distance avec la gestion quotidienne en tant que président" de la Députation du territoire, décision choisie "pour le bien de l'institution" et de son "parti". Le maire de la ville de Banyoles, Miquel Noguer, est en charge de suppléer ce retrait, qui n'implique pas de démission, mais la gêne et la "pression médiatique" sont bien réelles, dans le cadre d'une affaire de harcèlement présumé défendue par une secrétaire de la vénérable administration aux compétences proches de celles d'un Conseil général français.

50.000 euros contre un silence sur les faits présumés

En novembre, l'accusatrice, Minerva Amador, qui préside la section locale d'UDC de Salt, a déposé une plainte contre le maire et président, qui l'a à son tour assignée en justice pour extorsion. Les faits reprochés auraient consisté en des attouchements, lors de la soirée électorale du 25 novembre, envers Mme Amador. Cette dernière aurait exigé une somme de 50.000 euros contre son silence, avant de porter plaine pour harcèlement au tribunal de Girona. M. Torramadé, qui abandonne son titre de président de l'Assemblée inter-régionale d'UDC, se déclare "tranquille", car convaincu de son innocence, malgré une "chasse de premier ordre" à son encontre, dans ce qu'il juge être une lutte de pouvoirs.
Minerva Amador, l'acusadora © CiuSalt