SOCIÉTÉ

Création d'un conseil municipal gay et lesbien à Girona

Cette ville devient la deuxième de Catalogne à lancer une telle structure

Manifestation d'associations gay et lesbiennes à Girona, mai 2011 © Martín Camazón
Manifestation d'associations gay et lesbiennes à Girona, mai 2011 © Martín Camazón
Après Barcelone, la ville de Girona prévoit de doter sa démocratie locale d'un conseil municipal homosexuel. En 2013, cette structure parallèle agira au nom de la collectivité pour faire avancer les droits des gays, lesbiennes, transexuels et bisexuels. Cette évolution est le fait d'une proposition d'extrpeme-gauche, soutenue par le maire, Carles Puigdemont, membre du parti de centre-droit Convergence Démocratique de Catalogne (CDC).
En moins de 20 ans, la ville de Girona et la Catalogne du Sud ont pris le pas sur Perpignan et sur la Catalogne du Nord en matière de changements sociétaux, avec un dernier exemple manifesté le 8 octobre 2012. A compter de cette date, Girona devient, après Barcelone, la deuxième ville de Catalogne et d'Espagne dotée d'un "conseil municipal de gays et lesbiennes", selon la formule employée par la mairie. Cette structure, parallèle à l'équipe municipale traditionnelle désignée par les urnes, comporte également une représentation de personnes transexuelles et bisexuelles. Le but poursuivi est d'assurer la défense des droits rattachés à ces communautés, par la mise en place d'une nouvelle forme de démocratie, à l'issue d'une période d'un an. Ainsi, en octobre 2013, ce conseil-bis sera inclus au reste des instances municipales, après avoir rédigé et approuvé ses statuts, puis développé son organisation.

Les droits homosexuels, préservés par le centre-droit politique

Cette initiative nouvelle est soutenue par le maire, Carles Puigdemont, membre du parti de centre-droit libéral Convergence Démocratique de Catalogne (CDC). Détail surprenant, malgré son caractère éminemment progressiste, elle n'est pas une émanation de la minorité socialiste qui siège au conseil municipal de Girona. Sa création est davantage due à une motion exprimée en 2011, lors d'une session de travail municipale, par le parti politique Candidature d'Unité Populaire, également minoritaire. Cette formation fait partie de la mouvance d'extrême-gauche indépendantiste.