POLITIQUE

Municipales 2014 : "Perpignan 2020" tente l'audace

L'avocat Romain Grau réunit et consulte, pour bâtir un projet

Logo du club Perpignan 2020 © Perpignan 2020
Logo du club Perpignan 2020 © Perpignan 2020
En préfiguration des élections municipales de 2014, une centaine de personnes ont constitué les fondations du club "Perpignan 2020", le 3 octobre. Ce cercle, réuni autour de l'avocat en droit fiscal Romain Grau, se défend de vouloir verser directement dans la bataille électorale. La méthode employée est celle de la consultation citoyenne et de la confrontation des idées, préalablement à un positionnement inévitable.
Les élections municipales de 2014 sont encore loin, mais la déclaration de candidature, dès le mois de septembre 2012, du maire UMP sortant de Perpignan, Jean-Marc Pujol, précède la constitution de pôles. Dans ce panorama à l'ébauche, la première réunion du club "Perpignan 2020", dans un établissement du centre-ville, le 3 octobre, a permis de discerner une offre nouvelle. Ce rendez-vous dépassant la centaine de personnes, plus que ne le prévoyait le conseiller municipal Romain Grau, président de ce cercle, a été l'occasion de débattre de "marketing territorial". La visibilité et le développement de Perpignan et de son agglomération ont fait l'objet de partages d'expériences et d'analyses dans un style ostensiblement libre, sans l'urgence d'une traduction politique. Principalement portée par la nouvelle génération, la parole a été libre, parfois contradictoire, sur le socle commun de la refonte des pratiques. Egalement présent, Jean-Paul Alduy, maire de Perpignan de 1993 à 2009, a déploré le « village catalano-gaulois » en référence au débat sur l'intercommunalité et le manque de gouvernance du territoire, qu'il a estimé être un « véritable défi à résoudre pour la nouvelle génération ». Romain Grau, son filleul politique, proche du président et du secrétaire de l'UMP des Pyrénées-Orientales, François Calvet et Daniel Mach, a défendu une méthode basée sur la consultation de la société civile, assortie de synthèses documentées, sur des thèmes porteurs.

Réaction au manque de confiance de Perpignan

Cette première salve donne une piste pour les mois à venir, en contrepied aux candidatures annoncées, dont celles de la socialiste Jacqueline Amiel-Donat et du Front National Louis Aliot, dévoilées sans projet préalable. L'avocat en droit des affaires et en droit fiscal Romain Grau prend ainsi le risque d'inscrire son chemin dans une réflexion à forte sensibilité économique. D'autant que le premier thème choisi, voué à mieux faire émerger Perpignan en France, en Europe et dans le monde grâce aux connexions de Barcelone, est un défi, compte tenu des difficultés actuelles. Aussi, pour entamer cette démarche de construction d'idées, le pragmatisme a joué son rôle par le biais des exemples "Montpellier la surdouée", "onlyLyon", "Figueres, ciutat dels detalls" (la ville en détails) ou encore "Girona M'enamora" (amoureux de Girona). Injecter de l'audace dans la machinerie perpignanaise, face à un certain manque de confiance, semble naturel pour la nouvelle génération, tentée par un changement de fond et de forme.