POLITIQUE

Inauguration d'une statue à la gloire de Georges Frêche

Avec la région Languedoc-Roussillon, à l'occasion de l'inauguration d'un Lycée Frêche

Image virtuelle de la statue de Georges Frêche à Montpellier © Georges Frêche l'Association
Image virtuelle de la statue de Georges Frêche à Montpellier © Georges Frêche l'Association
L'érection d'un monument dédié à l'ancien président de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, lui-même amateur de symboles, a de quoi surprendre. Mais elle est possible, comme le démontre l'inauguration d'une statue massive, de 3,20 de hauteur pour 700 kilos, avec le soutien appuyé de son successeur, Christian Bourquin.
Près de deux ans après son décès brutal, l'ancien président de la région Languedoc-Roussillon et homme fort de la mouvance socialiste de ce même territoire aura sa statue. Ce monument, créé par l'artiste languedocien Olivier Thiery, est scellé sur le parvis du nouveau Lycée Georges Frêche de Montpellier. Cet établissement, qui effectue sa première rentrée, est par ailleurs spécialisé en Hôtellerie et au Tourisme, à l'identique du futur Lycée Emile Combes d'Argelès-sud-mer, qui a lui-même failli porter aussi le nom de l'ancien dissident de la gauche majoritaire. L'inauguration de cette pièce allégorique, dans une tradition ordinairement réservée aux personnalités d'envergure internationale, se déroulera le 5 septembre en présence de Christian Bourquin, sucesseur de M. Frêche, la veuve de ce dernier, Claudine Frêche, ou encore la maire de Montpellier, Hélène Mandroux.

D'un coût avoisinant 80.000 euros, comprenant sa conception et sa fabrication, cette statue de 3,20 de hauteur, pour 700 kg posés sur un socle en pierre de Barcelone, de 2,5 tonnes, est financée par le 1 % artistique dévolu aux nouveaux centres d'enseignement créés en territoire français. Le cercle "Georges Frêche, l’association", dont l'objet est de "maintenir la mémoire et la pensée" de celui qui a même fait l'objet d'un film, est le commanditaire de cette installation. Celle-ci recevait l'appui décidé de M. Bourquin, qui ne cachait pas, en mars 2012, son admiration face à une maquette de cette statue, qui "restitue un Georges Frêche plus vrai que nature (...) On retrouve la posture de l'homme de savoir et de l'homme politique qu'il était. On retrouve aussi ce sourire malicieux, voire coquin, qu'il avait parfois aux lèvres".