ECONOMIE

Paris, Barcelone, Madrid : trois stratégies face à la crise

Immeuble de la Banque centrale européenne - Francfort, Allemagne, 2007
Immeuble de la Banque centrale européenne - Francfort, Allemagne, 2007

Selon les chiffres du deuxième trimestre 2008, annoncés mercredi 14 août par de nombreux états européens, la zone Euro subit uniformément un ralentissement économique et une l'inflation dus à la hausse des prix des matières premières. L'Etat Espagnol, premier à réagir, avec un taux de croissance de + 0,1 % sur cette période, lance un plan de relance qui comprend la suppression de l'impôt sur la fortune et l'aménagement de la TVA : avec un budget bénéficiaire depuis de nombreuses années, il injectera 20 milliards d'euros dans l'économie pour faire face à la crise. De son côté, à Barcelone, le gouvernement catalan annonçait dès le 16 juillet dernier une diminution drastique de 25 % de ses dépenses courantes. L'affaire s'annonce plus difficile en territoire français où la croissance chute de - 0,3% au 2ème trimestre, les marges de manoeuvre du Président Sarkozy étant extrêmement réduites, avec un Etat aux déficits budgétaires chroniques et une dette, devenue colossale, parfaitement assumée dans les mentalités. Seul un retournement de tendance global, la baisse du prix du pétrole et un Euro plus faible permettraient d'éviter la récession économique du vieux continent et ses dramatiques conséquences sociales.