Effroyable incendie autour du massif des Albères

1000 hectares détruits depuis 12h50, le dimanche 22 juillet

L'incendie du massif des Albères, vu de Saint-Cyprien, Roussillon © Laura Guillem
L'incendie du massif des Albères, vu de Saint-Cyprien, Roussillon © Laura Guillem
Après un sinistre survenu à Bouleternère le 21 juillet, le plus grand incendie de l'été s'est déclenché le 22 juillet dans le massif des Albères. Une forte tramontane a poussé rapidement les flammes vers l'est, de La Jonquera jusqu'à Sorède. Les évacuations ont été multiples et la ville de Figueres était elle-même menacée, après une progression de cet incendie vers le Sud.
Après le plus important incendie de l'été 2012 en Pays Catalan, déclaré le 21 juillet, avec pour résultat 210 hectares de forêt de chênes et de garrigue détruits à Bouleternère et Boule d'Amont, un autre sinistre s'est déclenché ce dimanche 22 juillet. Ce feu spectaculaire, qui avait ravagé 1000 hectares dans le massif des Albères à 19h20, a démarré à 12h50 du bas-côté de la chaussée de la Route Nationale II à La Jonquera, à 500 mètres du Perthus. Poussé par des rafales de tramontane à 90 km/h, il s'est étendu vers les communes d'Agullana, à l'ouest, et Agullana, à l'est, tout en menaçant les périmètres de Sant Climent Sescebes et Sorède. Largement visible de Leucate à Lloret de mar, ce sinistre a occasionné un arrêt du trafic en gare TGV de Figueres-Vilafant faute d'air respirable respirable. Ce dommage à l'environnement a également justifié une fermeture de la Route Nationale II et de l'autoroute AP-7 à La Jonquera, tandis qu'une cinquantaine d'unités de pompiers étaient à l'oeuvre. Plusieurs mas ont été évacués, tout comme les centres commerciaux de La Jonquera et l'aire autoroutière Porta Catalana ainsi que la base militaire de Sant Climent, située à quelques centaines de mètres du Pic Neulós, site de diffusion de la TNT française.

Pompiers sud-catalans, nord-catalans et espagnols

Ce sinistre, dont le contrôle par 80 moyens aériens mobilisés, fournis par les commandements des pompiers du gouvernement catalan à Girona et du Service départemental d'Incendies et de Secours des Pyrénées-Orientales, à Perpignan, a été empêché par le vent, a justifié le renfort d'une unité mobilisée par le ministère espagnol de la Défense depuis Saragosse. Une unité semblable, en poste à Valencia, était également mobilisable, afin de maîtriser ce feu, dont l'étendue vers la partie maritime du massif des Albères était rendue possible, l'espoir résidant dans une atténuation de la tramontane. Parmi les multiples craintes occasionnées, l'arrivée des flammes aux abords de Figueres a justifié la mise en place, de toute urgence, d'un labourage des terres environnant le Château de Sant Ferran de cette dernière ville, afin de limiter l'impact de l'arrivée éventuelle du feu.

Lors d'une comparution face à la presse, à 19h30, le ministre-conseiller de l'Intérieur du gouvernement catalan, Felip Puig, effectuait un bilan depuis le centre de commandement des pompiers de Figueres. Trois personnes victimes de brûlures étaient signalées ainsi qu'un décès, survenu suite à un arrêt cardiaque à Pont de Molins, commune voisin de Figueres, au Nord.

Galerie de photographies de lecteurs publiée par le journal La Vanguardia, Barcelone.
El mateix sinistre, a La Jonquera, Alt Empordà © Laura Agustí© Agència Catalana de NotíciesLa Jonquera © EFE