SOCIÉTÉ

L'ANPE de Perpignan instaure la discrimination positive

Quartier du Moulin à vent, Perpignan © La Clau
Quartier du Moulin à vent, Perpignan © La Clau


Thème cher au Président Sarkozy, la discrimination positive commence à apparaître dans la réalité institutionnelle, jusqu’à Perpignan. Ainsi, dans un communiqué du 5 août 2008, l'ANPE de Perpignan annonce la mise en place d'un dispositif spécial d'accès à l'emploi à destination des enfants de Harkis, anciens auxiliaires indigènes de l'armée française en Algérie jusqu'en 1962. Pour l’heure, 225 personnes concernées en Catalogne Nord devraient bénéficier de mesures spéciales telles un suivi personnalisé et, surtout, elles seront présentés en priorité aux employeurs préalablement engagés dans le plan « spécial banlieue », promu par la très médiatique Fadela Amara, secrétaire d'Etat à la politique de la ville. L'objectif affiché est de permettre aux enfants de Harkis « d'atteindre un taux d'emploi comparable à la moyenne observée dans le bassin d'emploi ». Cette mesure globale pour toute la France, placée désormais face à la réalité par delà la volonté politique, devra vraisemblablement prouver son efficacité tant les structures sociales sont variables, notamment en pays catalan, où d'autres communautés sont en attente de reconnaissance.