Dans le sillage de Fukushima, Greenpeace s'oppose au nucléaire catalan

La crise nucléaire de Fukushima atteint le niveau 7, équivalent à Tchernobyl

Action éclair de Greenpeace contre la centrale nucléaire d'Ascó, province de Tarragona, Catalogne du Sud, lundi 11 avril 2011 © Greenpeace
Action éclair de Greenpeace contre la centrale nucléaire d'Ascó, province de Tarragona, Catalogne du Sud, lundi 11 avril 2011 © Greenpeace
30 jours après le déclenchement de la crise nucléaire de Fukushima, Greenpeance adresse de vives critiques aux deux centrales nucléaires catalanes d'Ascó i Vandellós. Selon l'organisation écologiste, le parc nucléaire espagnol a atteint ses limites en matière de sécurité.
L'organisation écologiste Greenpeace a organisé ce lundi soir une action éclair à vocation antinucléaire, dans les deux centrales nucléaires catalanes, Vandellós et Ascó. Les messages écrits "Fukushima, plus jamais ça", ou encore "Danger nucléaire", et "La fin de l'ère nucléaire" ont été projetés sur les cheminées de ces deux centres de production, situés au Sud de la province de Tarragona. Cette opération médiatique s'est déroulée quelques heures avant l'annonce, effectuée ce mardi par le gouvernement japonais, selon laquelle le niveau de gravité de la crise nucléaire actuelle atteint le niveau 7, équivalent au drame provoqué par la centrale de Tchernobyl en 1986.

Dans leur argumentaire, les militants de Greenpeace affirment que le parc nucléaire espagnol est en train d'atteindre sa fin de vie utile, et qu'il pourrait susciter de sérieux problèmes de sécurité. Ses systèmes de sécurité, qui n'ont pas empêché, par le passé, des fuites radioactives, est également remis en question. Plus précisément, les deux réacteurs des centrales d'Ascó et Vandellòs 2 "dépassent largement 50% du total des incidents signalés dans les centrales nucléaires", selon un communiqué transmis ce mardi. Greenpeace, qui recommande une vérification des capacités de résistance des centrales nucléaires contre les inondations extrêmes et même les tremblements de terre, estime que les centrales doivent être protégées contre les risques d'attaques terroristes, d'impact de missiles, et même de cybercriminalité.