ECONOMIE

La Banque Populaire entre dans la Fondation de l'Université de Perpignan

Une dotation de 100.000 euros sera fournie pendant quatre ans

Agence de la Banque Populaire du Polygone nord de Perpignan, 2011 © Banque Populaire
Agence de la Banque Populaire du Polygone nord de Perpignan, 2011 © Banque Populaire
La Fondation de l'Université de Perpignan Via Domitia accueille cette semaine son 20ème membre, en l'occurrence la Banque Populaire. Cet organisme, dont le but est d'ancrer davantage le campus dans l'économie environnante, à travers des soutiens publics et privés, reste cependant bien davantage soutenu par le secteur public. 
La Fondation de l'Université de Perpignan Via Domitia (UPVD), créée en 2008 pour tenter donner du souffle à l'établissement, agrégera jeudi un nouveau partenaire financier. La Banque Populaire a souhaité s'engager financièrement, à hauteur de 25.000 euros par an, dès cette année, jusqu'en 2014, afin de participer aux stratégies de l'établissement. La Fondation universitaire du Roussillon comportera ainsi un nouveau membre fondateur, dans le but d'accentuer sa prise sur le territoire. Il s'agit de la 20e entrée dans le cercle de soutiens, parmi lesquels figurent une majorité d'institutions territoriales, comme l'Agglomération Perpignan-Méditerranée, la mairie de Perpignan, le Conseil Général des Pyrénées-Orientales, l'Agglomération du Grand Narbonne, aux côtés de la société de BTP Fondeville, entre autres partenaires économiques.

Selon ses principes, qui reposent sur la loi relative aux libertés et responsabilités des universités, mise en oeuvre le 2008, les fondations universitaires françaises sont constituées dans le but de favoriser la mise en place de "plusieurs œuvres ou activités d'intérêt général et à but non lucratif". Leur capital, qui n'est d'ailleurs pas intégré au budget de l’établissement, répond aux règles applicables aux comptes des fondations qui reposent sur les principes de la gestion privée. A Perpignan, l'accent est mis sur l’insertion professionnelle des étudiants, dans une adaptation aux nécessités du monde professionnel. Au sujet de cette quête d'efficacité, intimement liée à l'autonomie des universités, à laquelle l'UPVD a dû renoncer en novembre dernier faute de préparation, voire de culture d'entreprise, le député UMP des Pyrénées-Orientales Fernand Siré s'est exprimé durement il y a quelques jours.

Au demeurant, le campus du Pays Catalan semble avoir amorcé une nouvelle époque de sa longue histoire, en s'adjugeant quelques succès. Ce vendredi, il rendra officielle l'attribution d'un 'Labex", ou "Laboratoire d'Excellence". Ce label, que vient de lui octroyer le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, concerne le projet solaire "SOLSTICE", axé sur l'innovation pour la conversion d’énergie. Perpignan obtient ainsi un pôle de recherche de référence nationale dans le domaine de l'énergie solaire, et un des pôles mondiaux dans le domaine du solaire à concentration.