SOCIÉTÉ

Discrète réunion de la mouvance royaliste en Pays Catalan

L'Action Française, fondée en 1898, réfléchit en marge de la République

Olivier Perceval, Secrétaire Général de l'Action Française © Actionfrancaise.net
Olivier Perceval, Secrétaire Général de l'Action Française © Actionfrancaise.net
Discrets, voire transparents, les partisans du retour de la monarchie française tiennent réunion à Perpignan. Leur courant d'idées les a amenés par le passé à soutenir Jean-Pierre Chevènement, puis Jean-Marie Le Pen. 
Les royalistes de l’Action Française, aussi discrets que perspicaces, tiennent une conférence à Perpignan, ce samedi. Depuis plusieurs années, le début de l'année est devenu l’occasion d’une réunion particulière, autour de thèmes associant l’actualité à la problématique royaliste, ou encore la présentation de livres. En 2011, le conférencier Olivier Perceval, Secrétaire Général de l’Action Française, abordera le sujet “La nation royale, socle de liberté”. Ces réunions, où se retrouvent les familles roussillonnaises qui maintiennent la flamme royaliste, sont souvent conclues par "La Royale ", l’hymne de l’Action Française. Actuellement, les royalistes français, divisés entre légitimistes et orléanistes, jouent un rôle anecdotique dans la vie politique française et ont une influence imperceptible en Pays Catalan, dont le très controversé ressortissant Robert Brasillach a assuré une chronique jusqu’en 1939 dans le journal également nommé "L’action française". Mais le Centre royaliste d’Action française (CRAF), qui soutenait le souverainiste Jean-Pierre Chevènement en 2002, lors de l'élection présidentielle, a soutenu le candidat d’extrême droite Jean-Marie Le Pen en 2007. L'évènement récent le plus important dans les milieux royalistes du territoire, en juillet 2005, a comporté une visite de "Son Altesse Royale (S.A.R.) le prince Jean de France, dans les Pyrénées-Orientales et dans l’Aude. Le point d’orgue de ce séjour a été un dîner à Tautavel, réunissant 150 personnes venus du Roussillon, mais aussi de Provence et du Languedoc, parmi lesquelles figurait le Professeur Henry de Lumley, découvreur du crâne de l'Homme de Tautavel. Cette visite a comporté également un passage par la cathédrale de la ville d'Elne, encadré par les autorités.