ECONOMIE

La relance de l'olivier par le Conseil Général des P.O., déjà critiquée

Olivier à Elne, Roussillon, juillet 2007
Olivier à Elne, Roussillon, juillet 2007
Annoncé hier, mercredi, par le Conseil Général des Pyrénées-Orientales, le plan public de relance de l’oléiculture nord-catalane, portant sur 1 million d’euros pour relancer une filière anéantie par les gelées de 1956, a fait l’objet dans la soirée d’une vive réaction du Syndicat Départemental des Oléiculteurs du Roussillon (SYDOR). Celui-ci dénonce une « décision arbitraire » concernant une Appellation d’Origine Contrôlée envisagée par le Département, qui prévoit 30.000 euros d’aide immédiate au syndicat « AOC Huile d’olive du Roussillon » en charge d'orienter vers le label désiré les producteurs, auxquels est proposée une subvention de 2000 euros par hectare pour un maximum de trois hectares. Le SYDOR, qui réunit plus de 60% de la production du territoire, signale une non concertation sur ce projet d’AOC, choisi pour « d’obscures raisons technocratiques (…) contre l’avis des professionnels », plus favorables à une Indication Géographique Protégée (IGP) européenne, à visée large, qu'à une simple AOC. Le syndicat avertit que la démarche du Conseil Général, construite « contre » les professionnels, lésera la filière, et illustre comment on « détruit l’activité économique » du Pays Catalan. Bien au-delà du simple assaisonnement, l’huile d’olive oppose deux modèles économiques.