POLITIQUE

A Perpignan, l'opposition fustige le "Théâtre Alduy"

Manifestation de l'opposition municipale de Perpignan, 17 mars 2008
Manifestation de l'opposition municipale de Perpignan, 17 mars 2008

Hier, lundi 7 juillet, le groupe de centre-gauche au conseil municipal de Perpignan, mené par l'ex PS Jean Codognès et la Modem Clotilde Ripoull, est monté au créneau pour dénoncer le projet de "Théâtre de l'Archipel", conçu par l'architecte Jean Nouvel, et son financement. Les élus d'oppositions manifestement remontés, qui exigent un référendum sur cette question, ont dénoncé le montage financier public-privé envisagé, selon lequel la Ville serait locataire du bâtiment avec un bail de 32 ans et le risque du transfert de propriété du théâtre à une quelconque entreprise privée, alors qu'il coûtera près de 8,5 millions € à la ville chaque année, la mairie annonçant pour sa part 2 millions € par an avec le jeu des subventions. Pour démontrer une inutilité de ce projet déterminant du règne de Jean-Paul Alduy, maire de Perpignan, le groupe a souligné l'endettement colossal de la ville, de l'ordre de 2040 € par habitants, bien supérieur à la moyenne française de 1080 €. D'autres voix devraient se mêler au concert des critiques, par une intervention de l'aile gauche menée par la socialiste Jacqueline Amiel-Donat, ce mardi 8 juillet, puis, jeudi 10, par Louis Alliot, du Front National.