SOCIÉTÉ

Sommet du TGV à Perpignan: pour que l’Europe ne néglige pas le Sud

11 maires exigent que le couloir méditerranéen soit soutenu par l’Union

Anna Pagans, mairesse de Girona, Jean-Paul Alduy, président de l’Agglomération Perpignan-Méditerranée, et Jordi Hereu, maire de Barcelone. Perpignan, 30 septembre 2010 © Agence Catalane d’Informations
Anna Pagans, mairesse de Girona, Jean-Paul Alduy, président de l’Agglomération Perpignan-Méditerranée, et Jordi Hereu, maire de Barcelone. Perpignan, 30 septembre 2010 © Agence Catalane d’Informations
Ce jeudi à Perpignan, lors d'un «Sommet des villes TGV», douze maires ont exigé un grand soutien européen au couloir méditerranéen. Les participants ont affirmé leur souhait de faire pression sur le gouvernement français, le gouvernement espagnol, et la Commission Européenne, pour que l'Union soutienne l'axe ferroviaire méditerranéen. Les maires, parmi lesquels Jordi Hereu, pour Barcelone, et Jean-Marc Pujol, pour Perpignan, travaillent actuellement sur un argumentaire, finalisé en décembre, puis défendu à Bruxelles, Paris et Madrid. Le couloir méditerranéen, d'Algeciras à Perpignan, souffre actuellement d'une discontinuité, partiellement résolue en 2012 par l'ouverture du tronçon Perpignan-Barcelone, tandis que le tronçon Perpignan-Montpellier est attendu pour 2020. En mars dernier, cet axe méditerranéen a reçu une mauvaise nouvelle lorsque le vice-président de la Commission Européenne, Siim Kalas, a jugé qu'il était «trop tôt» pour l'inclure parmi les projets européens prioritaires, l'Union souhaitant plutôt investir vers l'Est. L'important rendez-vous de ce jeudi a rassemblé à l'Hôtel d'Agglomération de Perpignan les maires de Barcelone, Béziers, Carcassonne, Figueres, Girona, Lleida, Montpellier, Narbonne, Nîmes, Tarragona et Toulouse.