SOCIÉTÉ

500 clients par soir à la maison close "Dallas" du village de Capmany

La clientèle, française à 99 %, ignore les problématiques humaines du lieu

Maison close "Ladys' Dallas", Capmany, région de l'Alt Empordà © Direct 8
Maison close "Ladys' Dallas", Capmany, région de l'Alt Empordà © Direct 8
Célèbre depuis les années 1980, la maison close "Dallas" du village de Capmany, près de La Jonquera, accueillerait "500 clients chaque soir" selon son gérant, "Nico", interrogé ce mercredi par l'Agence France Presse. Ce club de bord de route reste celui « Que tout le monde connaît mais où personne ne va », selon le groupe de rock humoristique Al Chemist, bien installé sur la scène du Pays Catalan du nord. Mais le 14 mars dernier, il a fait l’objet d’un contrôle policier musclé, lors duquel la police nationale espagnole a procédé à l’interrogatoire de son responsable, assorti de plusieurs heures de garde à vue, pour entorse à la loi espagnole relative à l’immigration, c'est-à-dire pour avoir employé de dames sans papiers. Il s’agissait de deux Nigériennes, deux Russes, une Brésilienne et une Vénézuélienne. Les graves problématiques humaines suscitées par cet établissement, par son voisin, le Madam’s, et par le bordel géant pour 600 clients simultanés, qui ouvre en octobre à La Jonquera, restent cependant étrangères aux clients. Ceux-ci sont quasi-exclusivement français, notamment catalans du nord. Au Dallas, les filles louent elles-même leur chambre pour 80 euros la nuit, effectuent des actes à 50 euros, mais la maison ne fonctionnerait qu’à travers les bénéfices obtenus sur les boissons.